AUTO-ENTREPRENEUR·E :  

LES 9 ERREURS LES PLUS FRÉQUENTES À ÉVITER  

 

 

Vous êtes auto-entrepreneur·e ou vous souhaitez le devenir ? Campus des Entrepreneurs vous donne quelques conseils pour biedémarrer dans l’entreprenariat et éviter de tomber dans les pièges les plus courants !  

 

 

1. L’auto-entrepreneuriat est-il compatible avec votre profession ? 

 

L’entrepreneuriat vous intéresse depuis longtemps mais vous êtes salarié·e ? Pas de panique, il est possible de cumuler vos activités mais attention ! Avant de vous lancer, vérifiez qu’il n’y ait pas de clauses particulières dans votre contrat qui vous empêcheraient de débuter une nouvelle activité.   9 erreurs à éviter

Par exemple, une interdiction d’exercer une seconde activité rémunérée en plus de votre emploi peut être mentionnée dans votre contrat, ou bien une interdiction de créer une entreprise exerçant son activité dans le même secteur que celle pour laquelle vous travaillez. En effet, si vous faites concurrence à votre employeur cela risque de lui poser un petit problème.  

Certaines professions libérales ne sont également pas compatibles avec le statut d’auto-entrepreneur. Veillez donc à bien vous renseigner avant d’entreprendre la création de votre micro-entreprise ! 

Vous êtes fonctionnaire ? Si votre contrat est un temps-plein, il faudra demander à votre hiérarchie de le passer en temps partiel si vous voulez pouvoir obtenir le statut d’auto-entrepreneur. Il vous faudra donc avoir l’aval de vos supérieurs pour vous lancer et ce ne sera que pour une durée de 2 ans, renouvelable 1 an uniquement.  

 

 

2. L’activité que vous avez choisie convient-elle au statut d’auto-entrepreneur ?  

 

Il faut savoir que toutes les activités ne sont pas éligibles au statut d’auto-entrepreneur. Certaines de ces dernières requièrent des diplômes précis, c’est pourquoi il vous faudra également vous renseigner sur le caractère éligible de l’activité que vous souhaitez débuter en tant qu’auto-entrepreneur.  

Gardez également à l’esprit que ce qui compte dans une auto-entreprise, c’est le chiffre d’affaires que vous allez dégager de votre activité. C’est tout ce que vous allez devoir déclarer et ce sur quoi vous serez imposé, mais encore faut-il en générer un. Par conséquent, si le secteur que vous avez choisi implique des charges élevées (comme le coût des matières premières ou bien celui de la production), vous ne parviendrez pas à dégager un chiffre d’affaires satisfaisant. Dans ce cas-là, le statut d’auto-entrepreneur n’est donc pas adapté.  

Définir précisément votre activité et anticiper les charges est donc essentiel et si vous avez besoin d’aide pour faire le premier pas, vous pouvez accéder aux formations que nous proposons à ce sujet ! 

 

 

3. Ne pas demander l’Aide à la Création ou à la Reprise d’Entreprise (ACRE) 

 

En tant qu’auto-entrepreneur·e, vous avez le droit de demander l’ACRE : l’Aide à la Création ou à la Reprise d’Entreprise, un bon coup de pouce pour démarrer votre activité ! Cette aide vous permet d’être exonéré·e, partiellement ou en totalité, de certaines charges sociales durant votre première année d’entrée en activité. Ne pas en faire la demande serait une erreur ! 

 

Vous devez néanmoins respecter quelques critères :  

  • Vous êtes majeur·e et êtes âgé·e de moins de 26 ans (étendu à 30 ans si vous avez le statut handicapé), 
  • Vous êtes demandeur·se d’emploi indemnisé·e, ou non indemnisé·e et inscrit·e à Pôle Emploi depuis plus de 6 mois au cours des 18 mois passés, 
  • Vous êtes bénéficiaire de l’ASS ou du RSA, 
  • Vous êtes travailleur indépendant relevant, ou non, du régime micro-social, 
  • Vous bénéficiez de la prestation partagée d’éducation de l’enfant, 
  • Vous comptez créer ou bien reprendre une entreprise située dans un quartier prioritaire, 
  • Vous avez conclu un contrat d’appui au projet d’entreprise (Cape).  

 

Attention : si vous en avez déjà bénéficié dans les trois années précédentes, il n’est pas possible de la demander une fois de plus. 

 

 

4. Faire l’impasse sur l’ouverture d’un compte bancaire dédié à votre auto-entreprise   

 

Beaucoup d’auto-entrepreneur·e·s ne dédient pas de compte bancaire pour leur activité, mais c’est pourtant très important notamment pour suivre votre comptabilité ! Devoir aller chercher dans votre propre compte les dépenses et entrées générées par votre entreprise est une véritable perte de temps, donc pourquoi ne pas ouvrir un autre compte courant ? En effet, en plus d’être moins onéreux qu’un compte professionnel, cela vous permettra d’y voir plus clair dans vos encaissements et dépenses entrant dans le cadre de l’activité de votre entreprise.  

En revanche, si deux années de suite vous parvenez à générer un chiffre d’affaires égale ou supérieur à 10 000 €/an, vous devrez obligatoirement ouvrir un compte dit “professionnel”.  

 

 

5. Ne pas déclarer son chiffre d’affaires et être inactif 

 

Un détail très souvent oublié par les auto-entrepreneur·e·s au début de leur activité : déclarer son chiffre d’affaires et ce, même si vous n’en faites pas !  

L’avantage du statut d’auto-entrepreneur c’est que vous ne paierez pas d’impôt ou de cotisations en l’absence de chiffre d’affaires, car tous les calculs se font en fonction de ce dernier. Néanmoins, un chiffre d’affaires nul ne vous dispense pas de le déclarer, tous les mois ou tous les trimestres ! Si vous ne le faites pas, vous devrez alors payer cotisations forfaitaires et des majorations.   

In fine, si, même au bout de 2 ans, vous n’avez encaissé aucun chiffre d’affaires, le régime de micro-entreprise vous sera retiré car on considérera que vous n’êtes pas appliqué·e dans le développement de votre activité.

 

 

6. Minimiser votre projet  

 

Vous êtes auto-entrepreneur·e, vous venez de créer votre entreprise dont vous êtes le patron ! Il ne faut pas minimiser cette action : évitez de considérer votre micro-entreprise comme étant un petit business que vous montez ; vous avez choisi de bâtir votre propre business, ne le faites pas à moitié.  

En minimisant votre projet, vous allez avoir tendance à ne pas vous impliquer entièrement dans son bon déroulement et cela pourrait le mettre en échec et ça : on ne veut pas !  

Pas de panique, cette erreur est facile à éviter. Pour cela, il vous faut travailler sur votre état d’esprit, vous devez avoir le mindset d’un véritable chef d’entreprise. Soyez rigoureux, professionnel et surtout : investissez-vous ! Quand bien même votre entreprise est naissante et n’attire pas beaucoup de clients, votre objectif est de la développer et d’en faire un véritable business, pas simplement un side project.  

Soyez déterminés à faire de votre ambition d’entreprendre une réalité ! 

 

 

7. Fixer des tarifs mal adaptés 

 

Une erreur commune faite par les auto-entrepreneur·e·s c’est de mal estimer ce que l’on vaut. Certes, il ne faut pas se sous-estimer, mais le risque est de se surestimer.   

C’est un piège facile à éviter ! Pour ce faire, il faut que vous ayez conscience de ce que valent vos compétences, votre expérience et de ce que vont vous coûter vos charges. Vous pouvez également aller regarder ce que proposent vos concurrents. Attention cependant, tous vos concurrents n’ont pas nécessairement le même statut d’auto-entrepreneur que vous donc prenez ces informations avec du recul.  

Faites des études sur votre clientèle potentielle ! Vous pouvez poster des questionnaires courts mais suffisamment précis sur plusieurs forums ou réseaux sociaux afin de récolter des avis divers et nombreux. Cela permettra de vous ouvrir des pistes de réflexion ! 

N’hésitez pas à justifier vos prix auprès de vos clients : un prix élevé comme un prix bas ne sont pas synonymes d’arnaque ! Expliquer d’où vient la valeur de vos services et / ou biens permet de supprimer les doutes de vos acheteurs sur la qualité de ce que vous offrez. Il est plus facile pour un client d’investir quand il peut avoir confiance en la qualité de ce qu’il va recevoir en contrepartie.  

 

 

8. Indiquer un code d’Activité Principale Exercée (APE) 

 

Ce n’est pas réellement un piège, mais une chose est sûre, il n’est pas forcément nécessaire d’indiquer ce code à la création de votre entreprise. Il est possible que vous exerciez plusieurs activités différentes dans votre micro-entreprise car le cumul d’activités est autorisé, mais inscrire ce code lors de votre inscription pourra porter à confusion et peut-être mener au refus de votre dossier.  

C’est pourquoi, quand vous inscrivez votre entreprise, pensez juste à renseigner toutes vos activités et à préciser celle que vous considérez comme étant la plus importante (votre activité principale). Ce sera amplement suffisant ! 

 

 

9. Oublier que vous avez le droit à l’erreur  

 

Se lancer dans l’auto-entrepreneuriat, c’est difficile. Il faut apprendre de nouvelles choses rapidement, et pour beaucoup d’entre vous, c’est le premier pas dans le monde de l’entreprise. C’est tout un lexique qu’il faut connaître et un tas de nouvelles choses auxquelles il va falloir penser.  

Il est donc bien normal que vous commettiez des petites erreurs de parcours ou que vous tombiez dans l’un des pièges que nous venons d’évoquer. Mais ce n’est pas grave, tout le monde a le droit de faire des erreurs, et vous aussi ! 

Pour faire valoir ce droit, il vous suffit de contacter l’URSSAF (Unions de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’​allocations familiales). 

Bien sûr, pour en bénéficier, il faut que ce soit la première fois que vous faites une faute et que ce n’est pas fait exprès ; si l’on peut prouver que vous êtes de mauvaise foi, ça ne fonctionnera pas. Évidemment, si vous avez fraudé, votre erreur ne sera pas excusée. Il en va de même si vous commettez plusieurs fois la même faute.   

 

 

Vous vous sentez prêts à vous lancer ? Alors n’attendez plus ! Nous pouvons vous aider à faire vos premiers pas dans le monde de l’entreprenariat via nos divers programmes !